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Courrier des théâtres, 9 octobre 1826 [séance publique de l’Institut]

BEAUX-ARTS. Séance académique. L’Académie des beaux-arts a tenu samedi sa séance publique. […] Composition musicale ; premier prix : M. Paris, élève de M. Lesueur ; deuxième prix partagé entre M. Guiraud, élève de M. Lesueur, et M. Bienaimé, élève de MM. Berton et Fétis. […] On a terminé la séance par l’ouverture de Virginie, de M. Berton ; et de la scène musicale du jeune Paris. Nous gardons tous nos éloges, dont M. Berton n’a pas besoin, pour le jeune commençant, très-digne, à coup sûr, d’encouragemens. Le début de sa scène était un bruit de guerre, suivi d’une marche se perdant dans l’éloignement, et qui amenait très-bien le commencement du récitatif : Je n’entends plus le bruit affreux des armes. La scène est d’un beau caractère ; l’auteur n’est pas exempt du tort de répéter des phrases banales, qui sont le remplissage musical, et tiennent place en attendant qu’une idée arrive. Cependant, il y a de la couleur, de la sensibilité. Nous aurions voulu que le musicien fit prononcer avec plus de résolution à Herminie ce vers : Il faut l’oublier sans retour, en mettant dans l’orchestre quelque trait qui démentit ce langage d’une amante ; il se serait ménagé une opposition avec le morceau suivant. Nous avons remarqué, à la fin, l’expression mise à ce vers : Je vais le voir, bonheur suprême. Lafeuillade s’était révolutionné, car il n’a pas mal chanté cette scène ; est-ce que sa vocation serait de jouer les grandes princesses ?

    Personne - 1
  • PARIS, Claude-Joseph (1801-1866)
  • Thème - 1
  • Prix de Rome – Concours de composition musicale