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Le Ménestrel, 20 novembre 1864 [Ivanhoé de Sieg]

L’Opéra a exécuté vendredi la cantate couronnée au dernier concours du prix de Rome. Ce n’est pas la première fois que cette distinction est accordée au lauréat du Conservatoire. En 1840, Marié, Dérivis, et Mme Stoltz en personne, se firent les interprètes de M. François Bazin, qui ne pouvait manquer d’arriver, étant parti sous d’aussi favorables auspices. Il est aujourd’hui l’un des directeurs de l’Orphéon de Paris, et l’Opéra-Comique lui doit plusieurs ouvrages écrits avec habileté. Mêmes honneurs furent décernés ensuite aux lauréats Victor Massé et Aimé Maillard, qui ont eu si belle fortune au théâtre. Plus récemment, il y a deux ou trois ans, nous avons entendu, à l’Opéra, la cantate du lauréat Paladilhe. M. Sieg, le dernier couronné, est tout jeune ; c’est une grande qualité lorsqu’on sort d’un concours aussi sérieusement disputé que l’était celui-ci. Il n’aura pas encore perdu cette heureuse qualité quand il reviendra de l’exil réglementaire auquel nos jeunes compositeurs sont condamnés, l’on ne sait trop pourquoi, dans le pays ou fleurissent les cavatines de M. Verdi et les grands colpi di gola des chanteurs de la nouvelle école. La cantate de M. Sieg se compose de quelques scènes empruntées au roman d’Ivanhoé. Les vers sont de M. Roussy ; les interprètes étaient Mlle de Taisy, Morère et Dumestre.

    Personne - 1
  • SIEG, Charles-Victor (1837-1899)
  • Œuvre - 1
  • Ivanhoé (Roussy / Sieg)
  • Thèmes - 2
  • Lieux de musique – Salle Le Peletier
  • Prix de Rome – Concours de composition musicale
  • Livret - 1
  • Ivanhoé (Victor Roussy)