Accueil / Documents / Livrets / Adrien (François-Benoît Hoffman)

Imprimer le contenu de la page

Adrien (François-Benoît Hoffman)

Date

1791

Description

Opéra en trois actes composé en 1791 et créé à l'Opéra de Paris (Théâtre de la République et des Arts) le 16 prairial an VII (4 juin 1799). 

Synopsis

Acte I

Le théâtre représente une partie de la ville d’Antioche. On voit, dans le fond, un pont jeté sur le fleuve Oronte. À gauche s’élève le palais d’Adrien, et à droite un temple. Le tout est disposé et orné pour l’entrée d’Adrien. Le jour commence à poindre. Adrien est vainqueur des Parthes. Parmi ceux qui ont échappé à l’esclavage, Pharnaspe et Cosroès – respectivement amant et père de la belle Émirène – cherchent un moyen de délivrer la jeune princesse. Ils se retirent. Adrien entre en grande pompe dans la ville. Il parle seul à Émirène, et l’assure qu’aucun mal ne lui sera fait. Pharnaspe revient avec Cosroès. Ils proposent de verser une rançon pour faire libérer la jeune fille. Adrien refuse ; les deux hommes partent en jurant de se venger. À nouveau seul avec Émirène, Adrien lui déclare son amour et annonce qu’il veut l’épouser. Consternée, Émirène refuse, suscitant la colère de l’empereur. À ce moment, les cris du peuple terrorisé font comprendre que la ville est attaquée. Le combat s’engage entre phalanges romaines et bataillons parthes. Mais les Romains mettent leurs ennemis en déroute et capturent Pharnaspe. Chants de victoire et de triomphe.

Acte II

Le théâtre représente, dans le fond, une montagne qui l’occupe en entier, et qui se prolonge sur tout le côté gauche, relativement aux spectateurs. Cette montagne, taillée presque perpendiculairement, paraît inaccessible ; cependant, sur la droite, elle offre un peu de pente, par une croupe hérissée d’arbres et de rochers. Une grande grotte, placée dans l’angle à gauche, sert d’entrée à un conduit souterrain très long et très obscur, et dont l’issue est fermée par une porte. À la droite, on voit une aile du palais, ou plutôt une porte avec un escalier qui est supposé aboutir au palais. Vis-à-vis, à gauche, une demie-voûte creusée dans la montagne sert de temple à la déesse Derceto, divinité de Syrie. Pharnaspe est condamné à mourir. Émirène, toujours captive, tente d’obtenir son pardon et propose à Adrien de mourir à sa place. L’empereur cède, à condition que Pharnaspe quitte le pays le soir même. Il demande en contrepartie à Émirène d’accepter de l’épouser. Mais Rutile (un tribun militaire) entre et annonce l’arrivée de Sabine, dame romaine promise autrefois à Adrien. Celui-ci l’accueille de manière glaciale avant de sortir. Restée seule avec Émirène, Sabine croit voir en elle la tentatrice qui détourne Adrien de sa promesse. L’arrivée de Pharnaspe, venu dire adieu à Émirène, rétablit la vérité : Émirène aime Pharnaspe. Rassurée, Sabine échafaude un projet d’évasion permettant aux deux amants de fuir, puis sort. Avec le guide trouvé par Sabine, Pharnaspe entre dans la grotte, qui donne accès au passage souterrain, pour aller au fleuve préparer sa fuite avec Émirène, qu’il reviendra chercher quand tout sera prêt. Restée seule, Émirène entend soudain un groupe de Parthes se battant avec des Romains. Elle se dérobe à leurs yeux. C’est Cosroès, son père, qui apparaît. Lui et ses hommes, vainqueurs du groupe de Romains, revêtent les habits de leurs victimes et entrent dans la grotte afin d’attendre Adrien pour l’assassiner. Le bruit ayant cessé, Émirène revient. Mais bientôt le tumulte recommence. Elle tombe évanouie derrière un rocher. Adrien et ses hommes ont traversé le souterrain et mis en déroute les Parthes qui s’enfuient. Cosroès, sortant de la grotte, va se cacher dans le temple, sans voir Émirène qui, elle, l’aperçoit trop rapidement pour le reconnaître. Adrien et ses hommes paraissent, tenant fermement Pharnaspe qu’ils prennent pour le conspirateur de ce piège. Émirène défend Pharnaspe : elle désigne le temple et dit qu’un Romain armé s’y cache. Elle est sûre qu’il est l’homme recherché. À ces mots, Cosroès paraît et se désigne comme le criminel. Stupéfaction générale. Les soldats entraînent Cosroès et Pharnaspe, Émirène s’attache à son père qu’elle ne veut pas quitter, Adrien le condamne à mourir et rentre dans son palais. 

Acte III

Le théâtre représente un vaste péristyle du palais d’Adrien. Le fond est un jardin qui s’étend jusqu’au fleuve Oronte. Des montagnes couronnent l’horizon. Sabine fait préparer sa galère pour fuir l’ingrat qui l’a repoussée. Adrien paraît. Il cherche à s’excuser, mais Sabine le quitte avec dédain en le menaçant du courroux des Romains. On fait entrer Cosroès enchaîné. Adrien propose de le libérer à la condition de pouvoir épouser Émirène. Cosroès feint de consentir. On fait alors venir la jeune esclave. Mais Cosroès l’engage à détester pour toujours Adrien. Ce dernier condamne le roi parthe à mourir. Tous sortent sauf Émirène. Pharnaspe entre : il l’engage à céder au désir d’Adrien, et à se donner à lui pour sauver son père. Un choeur dans l’éloignement annonce la pompe triomphale imminente du héros victorieux. Adrien entre ; on amène Cosroès, condamné à mort par le Sénat. Pharnaspe offre publiquement d’abandonner Émirène. Mais Adrien, magnanime, fait libérer Cosroès, annonce que les deux jeunes amants seront unis par le mariage, demande à Sabine de l’épouser, et propose une paix générale avec le peuple parthe.

    Personnes - 2
  • HOFFMAN, François-Benoît (1760-1828)
  • MÉHUL, Étienne-Nicolas (1763-1817)
  • Œuvre - 1
  • Adrien (Hoffman / Méhul)