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Timbre d’argent, Le (Barbier & Carré)

Date

1913

Description

Version créée en 1913.

Synopsis

Acte I

Une nuit de Noël, à Vienne. Un jeune peintre de talent, Conrad, est obsédé par la soif de l’or. Ni son ami Bénédict, ni le médecin Spiridion ne peuvent l’en détourner, non plus que son amoureuse, Hélène, dont la sœur Rosa va épouser Bénédict. Épris d’une ballerine dépravée, Fiametta, qu’il a peint en Circé, Conrad accuse Spiridion de lui porter malheur et d’être l’incarnation du diable. Face au portrait qui semble se moquer de lui, il donne libre cours à sa folie et s’évanouit. Dans son rêve, Circé danse aux chants d’un chœur de nymphes sous l’ordre du docteur Spiridion métamorphosé. Celui-ci remet à Conrad un objet magique, timbre d’argent dont chaque sonnerie l’enrichira au prix de la mort d’un innocent. À son réveil, Conrad ensorcelé frappe le timbre. L’or ruisselle tandis que le père d’Hélène et de Rosa s’effondre mort sur le seuil de sa maison.

Acte II

Au théâtre, Fiametta reçoit les diamants de Conrad, dont la subite richesse étonne, et un diadème de Spiridion (changé en marquis) ; elle répète pour eux sa « danse de l’abeille » ; ils lui promettent chacun un palais et se défient au jeu. Fiametta s’éclipsant pour entrer en scène, Bénédict vient inviter Conrad à son mariage. L’évocation d’un bonheur simple, chanté par Hélène dissimulée, ne parvient pas à détourner Conrad de sa passion. Fiametta a fait un triomphe, le marquis reparaît sous le costume d’un baladin italien et métamorphose le plateau du théâtre en palais apprêté pour un banquet. Négligé par la belle, apprenant que son trésor lui a été dérobé, Conrad chasse les convives et saccage le festin afin de mieux résister à la tentation du timbre d’argent.

Acte III

Rosa s’apprête pour ses noces et supplie Hélène de lui confier la raison de son chagrin. Bénédict leur amène Conrad, qui a enterré le timbre d’argent dans le jardin de la chaumière qu’il a offerte aux deux sœurs pour réparer la mort de leur père. Il est résolu à ne plus s’en servir. Spiridion et Fiametta surviennent, habillés en voyageurs : leur voiture aurait prétendument versé. La belle promet d’aimer Conrad tout pauvre qu’il soit. Ivre de joie, Conrad veut lui offrir une fortune et déterre le talisman. Changés en bohémiens, Spiridion et Fiametta animent la noce de danses surnaturelles au milieu desquelles Bénédict tombe mort au tintement du timbre. Fiametta entraîne Conrad.

Acte IV

Attiré malgré lui vers le lac où il a jeté le timbre d’argent, Conrad résiste à l’appel des sirènes. Le carnaval passe, les masques prennent Conrad pour roi des fous. Hélène, à sa fenêtre, chante son amour désespéré. Conrad se précipite dans la maison mais Spiridion lui barre l’entrée et, pour le compromettre, chante à la cantonade la légende du timbre d’argent. Conrad veut le frapper, Spiridion réplique en convoquant un ballet fantastique où brille Fiametta, habillée en Circé. Conrad invoque Hélène qui, exaltée par les cloches sonnant l’angélus, le prend sous sa protection. Il implore son pardon, mais le souvenir de ses crimes rend leur union impossible. Le fantôme de Bénédict apparaît alors et lui offre le timbre que Conrad, défiant l’Enfer, brise à ses pieds. Nuit complète. Un nuage passe, la scène change : Conrad, évanoui dans son atelier, comme à la fin du premier acte, s’éveille d’un long cauchemar. Le docteur Spiridion lui tient la main, Rosa et Hélène prient aux côtés de Bénédict. Avant de se diriger vers l’église où le vieux père les attend, tous s’unissent en un cantique d’action de grâce.

    Personnes - 2
  • BARBIER, Jules (1825-1901)
  • CARRÉ, Michel (1822-1872)
  • Œuvre - 1
  • Timbre d’argent, Le (Barbier & Carré / Saint-Saëns)
  • Étude - 1
  • Lelièvre, Stéphane – Palimpsestes littéraires et musicaux du Timbre d’argent