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Tribut de Zamora, Le (Ennery & Brésil)

Date

1881

Description

Synopsis : 

En Espagne, au IXe siècle, à l’époque du califat de Cordoue, quinze ans après la bataille de Zamora.

Acte I : À Oviédo se préparent les noces du soldat Manoël et de la belle Xaïma. Mais Ben Saïd, que le calife a envoyé pour annoncer sa volonté de lever un tribut supplémentaire de vingt vierges en vertu du traité de Zamora, tombe amoureux de la jeune fille qui méprise ses avances. La désignation de celle-ci, par le tirage au sort, ruine tout espoir de mariage. Elle est emmenée avec d’autres femmes, malgré les vives protestations des Espagnols.

Acte II : À Cordoue, où les captives doivent être vendues. Les chants d’allégresse sont interrompus par l’arrivée d’Hermosa, une folle à qui Ben Saïd accorda jadis sa protection pour obéir à la parole du Prophète : « Tiens pour saints les fous ». Elle prétend acheter Xaïma pour la faire souffrir comme elle a souffert, mais un trouble étrange la saisit. Manoël, qui s’est déguisé en Berbère pour pouvoir pénétrer dans la ville et tenter de racheter Xaïma, est reconnu par le soldat musulman à qui il sauva la vie naguère, Hadjar. Ce dernier met sa fortune à disposition de Manoël mais Ben Saïd fait tellement monter les enchères qu’il l’emporte.

Acte III : Pour séduire Xaïma, Ben Saïd donne dans son palais une fête où paraissent des beautés de tous les pays. En vain. Hadjar, en fait le frère de Ben Saïd, veut intercéder en faveur de Manoël qui l’accompagne. Ben Saïd se moque à nouveau de ses prétentions, le vainc en duel mais lui fait grâce. En évoquant le souvenir de la prise de Zamora, Xaïma reconnaît sa mère en Hermosa qui recouvre la raison.

Acte IV : Dans le jardin de Ben Saïd, Manoël réussit à s’introduire pour mourir avec Xaïma. Hermosa lui arrache son poignard. Survient Ben Saïd qui fait emmener Manoël sous bonne garde ; il s’efforce d’abord de séduire la jeune femme puis la menace et, aux supplications que lui adresse Hermosa au nom de l’amour maternel, il répond qu’il préférerait mourir plutôt que de perdre Xaïma. Hermosa le poignarde donc — impunément puisqu’on la croit folle. Ben Saïd agonisant demande pardon à Xaïma, chœur d’actions de grâces.

    Personnes - 2
  • BRÉSIL, Jules (1818-1899)
  • ENNERY, Adolphe d’ (1811-1899)
  • Œuvre - 1
  • Tribut de Zamora, Le (Ennery & Brésil / Gounod)