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ALKAN, Charles-Valentin (1813.11.30-1888.3.29)

Étudiant au Conservatoire de Paris dès l’âge de 7 ans, Alkan y travaille le piano avec Zimmerman, l’harmonie avec Dourlen, l’orgue avec Benoist, jusqu’en 1834, tout en composant et en se produisant en public. Dans les années trente, époque à laquelle il enseigne le solfège au Conservatoire, la gloire de Liszt l’éclipse sans doute. Il livre l’essentiel de son œuvre dans les années quarante. Sa production est surtout dévolue au clavier (piano ou piano-pédalier), d’une très grande virtuosité et aborde de nombreux genres : études, préludes, concertos de différents types, impromptus, sonates (citons l’importante Grande Sonate « Les Quatre Âges »). La singulière imagination d’Alkan prend racine dans la tradition imitative française du siècle précédent, marquée aussi par le classicisme viennois et par la figure de Bach, dont le musicien est l’un des plus actifs re-découvreurs en France. Ami de Liszt et de Chopin (dont il est le seul rival), de Fétis (avec lequel il discute de questions théoriques), de Lammenais, Hugo et Sand, Alkan participe aux débats esthétiques de son temps, mais sa personnalité austère reste pour tous énigmatique. Ses apparitions en concert sont rares et certaines périodes de son existence solitaire très peu connues. Sa misanthropie va s’accentuer à partir de 1848, année de son échec à l’obtention d’un poste de professeur de piano au Conservatoire. Il s’investit alors dans les institutions musicales juives. Vers 1873, il reprend une activité publique en organisant les « Petits Concerts de musique classique ».