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ARRIAGA, Juan Crisóstomo de (1806-1826)

Fils d’un ancien organiste de Gernica devenu négociant et armateur à Bilbao, Juan Crisóstomo de Arriaga bénéficie d’abord de leçons musicales dans son cercle familial (son frère aîné, né en 1804, joue du violon et de la guitare). Il aurait écrit sa première œuvre à l’âge de 11 ans. Suivent une ouverture pour nonnette (op. 1) en 1818, un opéra (Los esclavos felices) en 1819, ainsi que des romances, des motets, des variations pour différents effectifs instrumentaux et un hymne patriotique (Ya luce en este hemisferio). Par l’intermédiaire du chanteur Manuel García, le jeune homme se rend à Paris en 1821 pour parachever sa formation au Conservatoire. Il y suit l’enseignement de Fétis (contrepoint et fugue) et de Baillot (violon). Sa production continue alors de s’enrichir à la fois dans le domaine concertant et sacré, tandis qu’il s’essaie au genre lyrique français en remettant en musique des textes utilisés pour le concours du prix de Rome ou déjà traités dans des œuvres de Sacchini, Cherubini ou Boieldieu. Il fait publier en 1824 une série de trois quatuors qui sont généralement considérés comme le sommet de sa production. Après avoir livré une symphonie qui témoigne de l’influence de Beethoven et de Schubert, il meurt, dix jours avant d’atteindre ses vingt ans, d’une infection pulmonaire. Si la précocité de ses compositions et celle de son décès ont fait de lui un « Mozart espagnol » ou un « Mozart basque », les modèles esthétiques de cette étoile filante musicale semblent être le classicisme de Joseph Haydn et l’écriture virtuose de Pierre Baillot.