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BARBIER, Frédéric (1829-1889)

Né à Metz, ce fils de militaire passe la majeur partie de sa jeunesse à Bourges : il y suit parallèlement des études littéraires, chargées de lui ouvrir les portes de monde administratif, et des leçons de musique, prodiguée par l’organiste de la ville (Henri Darondeau). Réorienté vers des études de droit à la suite de la fermeture de l’école d’administration (1848), il épouse finalement une carrière musicale, encouragé en cela par le succès de l’opérette en un acte Le Mariage de Colombine, créée en 1852 à Bourges. Il se rend alors naturellement à Paris et obtient la protection d’Adolphe Adam : celui-ci lui donne des leçons particulières et lui ouvre les portes du Théâtre-Lyrique : l’opéra-comique Une nuit à Séville y est créé en 1855. Il ne cessera plus de produire jusqu’à sa mort, plaçant une foule d’œuvres sur les principales scènes de théâtre léger de la capitale : Folies-Nouvelles, théâtre Déjazet, Folies-Marigny, Bouffes-Parisiens, Folies-Bergères, Eldorado, Café des Ambassadeurs, Alcazar d’été. Chef d’orchestre de ce dernier café-concert à partir de 1873, il compose également des pièces pour ballet ou pantomime, des mélodies et des pièces pour piano (originales ou arrangées). Le talent dont ses œuvres font preuve fait regretter à Arthur Pougin, en 1878, « que M. Barbier, qui est bien doué au point de vue de l’imagination, qui a de la verve et qui sait écrire, ait ainsi gaspillé ses forces sans profit pour son nom, tandis qu’il aurait pu sans doute, avec un peu moins de fièvre et de hâte dans la production, acquérir une situation plus enviable. »