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DAMASCHINO, Marie-Foscarina (1844-1921)

Dans la famille Damaschino, originaire de Corfou, on connaît surtout le frère – François (1840-1889) – brillant chercheur, spécialiste en bactériologie, professeur de pathologie interne à la Faculté de médecine de Paris et membre de l’Académie de médecine. La sœur musicienne semble avoir eu une existence dénuée de prestation artistique publique. Pour publier ses œuvres, elle utilise d’ailleurs un pseudonyme aux allures masculines, dérivé de son prénom composé : Mario Foscarina. Parues à compte d’auteur et chez divers éditeurs, ses pièces creusent d’abord, au cours des années 1870, deux sillons ordinaires dans les parcours féminins : la mélodie (avec une prédilection pour les poèmes de Musset, Lamartine et Hugo) et les pièces de genre pour piano. Lors de la décennie suivante, Damaschnino sort des sentiers battus pour aborder la musique de chambre (pièces pour violon et piano), mais surtout l’orchestre. Danse bretonneDanse roumaine, La Thessalienne (élégie)La Aldeana (villanelle) et une Suite vénitienne scandent alors un parcours éditorial qui s’achève au début des années 1890. Cette dernière partition est dédiée « à mon maître Ernest Guiraud », nous indiquant ainsi auprès de qui la compositrice se forma à l’écriture orchestrale. La fin de cette période créative semble dictée par sa vie privée : en 1888, Panaïdi Patrikios, son premier époux, meurt à Corfou. Elle se remarie en 1898 avec Octave Keller, inspecteur des mines. Au début du XXe siècle, ce nouveau nom de « Mme Octave Keller » est ponctuellement mentionné par la presse artistique en tant qu’organisatrice de matinées musicales.

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