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DÉODAT DE SÉVERAC, Marie-Joseph-Alexandre (1872-1921)

Issu d’une famille du Languedoc dont les origines connues remontent au XIsiècle, Déodat de Séverac apprend la musique avec son père, peintre talentueux, et Louis Amiel, l’organiste de sa ville natale de Haute-Garonne. Tout en poursuivant des études de droit, il perfectionne sa formation au conservatoire de Toulouse puis, à partir de 1896, à la Schola Cantorum de Paris, où il est l’élève de d’Indy, Bordes, Guilmant et Magnard. Il fréquente alors Albéniz, Selva, Dukas, Ravel, Fargue et Picasso. Séverac milite dès cette époque pour une musique tournée vers le folklore des provinces françaises, seule manière selon lui d’échapper à l’influence germanique. Sa production s’inspire de sa région natale, pour laquelle il quitte définitivement Paris en 1907 : en témoignent En Languedoc (1904), Baigneuses au soleil (1908), Cerdaňa (1911) et Sous les lauriers roses (1919), pièces pour piano qui forment le cœur de sa production. Le catalogue de Séverac compte également de nombreuses mélodies, des pièces d’orgue, quelques poèmes symphoniques, de la musique de scène et plusieurs ouvrages scéniques dont les plus importants sont Le Cœur du moulin (1908) et Héliogabale (1910), créé devant treize mille personnes dans les arènes de Béziers. La renommée de Séverac a très probablement souffert de son choix de vivre dans le sud de la France – et peut-être d’une écriture ne convoitant nullement les faveurs des virtuoses. Cousine de celle de Debussy (sans son penchant élitiste), héritière de d’Indy (mais fuyant son austère rigueur), sa musique exalte la lumière, les senteurs, les terres et les populations méditerranéennes.