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DUREY-SOHY, Charlotte (1887-1955)

Charlotte Durey-Sohy, épouse Labey, dite “Ch. Sohy” ou “Charles Sohy”.

Issue de la grande bourgeoisie parisienne, Charlotte Durey-Sohy apprend la musique auprès de Georges Marty (piano et harmonie) avant d’entrer à la Schola Cantorum. Elle y suit les classes d’Alexandre Guilmant et de Vincent d’Indy et y rencontre le compositeur Marcel Labey (1875-1968) qui devient son époux en 1909. Ce couple de musiciens forme une exception dans l’histoire de la musique française : mari et femme collaborent et s’épaulent mutuellement. Charlotte écrit, par exemple, le livret de Bérengère, drame lyrique dont Marcel compose la partition pour le Concours musical de la ville de Paris (1920). Marcel, chef d’orchestre et secrétaire de la Société nationale de musique, programme les œuvres de sa femme au cours des années 1920 et 1930. Malgré ce soutien, la compositrice signe ses partitions en cachant sa féminité : elle utilise le pseudonyme “Ch. Sohy” ou “Charles Sohy”, nom de son grand-père maternel. Le catalogue de ses œuvres comprend 35 numéros d’opus, dont le drame lyrique L’Esclave couronnée (composé entre 1917 et 1921 et créé à Mulhouse en 1947), un Thème varié pour violon et piano ou orchestre (1921), un trio (1931), deux quatuors à cordes (1933 et 1947), vingt mélodies, des chœurs, une Symphonie en ut dièse mineur (1917, jamais jouée de son vivant), la cantate Les Quatre rencontres de Bouddha (1913), le poème symphonique Danse mystique (1922), une messe (1930), etc. L’aspect le plus marquant de son style est une grande puissance lyrique et dramatique, doublée d’une prosodie sans faille en raison de ses talents littéraires et de déclamation.

    Œuvres - 2
  • Sonate pour piano (Charlotte Durey-Sohy)
  • Symphonie en ut dièse mineur op. 10 (Charlotte Durey-Sohy)
  • Thème - 1
  • Compositrices
  • Document - 1
  • Lettres à Mel Bonis : Charlotte Durey-Sohy (9 lettres, sd)