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GALLOIS, Victor (1880-1941)

S’il a dû se rendre à Paris pour obtenir une consécration nationale, le destin musical de Victor Gallois est intimement lié à Douai, sa ville de naissance. Fils d’un marchand de papier, il bénéficie pendant sa jeunesse de l’excellente école de musique locale (l’un des premiers conservatoires municipaux français) et y suit des cours de solfège, d’harmonie, de piano et de clarinette. Le système de promotion des meilleurs élèves le mène logiquement vers le Conservatoire de Paris en 1896. Il y fréquente les cours de Louis Diémer, Xavier Leroux et de Charles Lenepeveu avant d’obtenir, à l’issue de sa deuxième tentative, le prix de Rome pour la cantate Maïa (1905). Très exact dans le rendu des envois réglementaires (ce qui lui vaudra la prolongation de sa bourse d’études après son séjour romain), Gallois déchante une fois confronté à la vie musicale parisienne. Son drame lyrique en 3 actes, Le Moulin silencieux, proposé à l’Opéra-Comique en 1912, ne sera jamais monté. La Grande Guerre signe la fin de ses prétentions lyriques : prisonnier civil de 1914 à 1917, il prend la direction du conservatoire de Douai à son retour de captivité. Jusqu’à sa mort d’un cancer en 1941, le chef d’orchestre œuvre par la suite au développement musical de sa ville et participe à la fondation de l’Association des directeurs des écoles et conservatoires nationaux de France (1929). Passé son séjour romain, il a surtout composé des mélodies et des chœurs (profanes ou religieux), mais on lui doit aussi quelques pièces pour orchestre ou de musique de chambre ainsi que des œuvres de circonstance.

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  • Victor Gallois
  • Thème - 1
  • Prix de Rome – Concours de composition musicale
  • Document - 1
  • Rapports de l’Académie des beaux-arts sur les envois de Rome de musique (1812-1910)