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HALPHEN, Fernand (1872-1917)

Halphen étudie le violon avec Marsick et prend des cours privés avec Fauré avant d’entrer dans la classe de composition du Conservatoire de Paris en 1891. Élève d’Ernest Guiraud puis, à la mort de celui-ci, de Massenet, il obtient le second grand prix de Rome en 1896 avec sa cantate Mélusine. Enclin aux climats intimistes dans l’esprit de Fauré, il compose de nombreuses œuvres de chambre (dont une belle Sonate pour violon et piano en ut dièse mineur) et des mélodies sur des poèmes de Leconte de Lisle, Gautier, Verlaine, Prudhomme, Samain, Baudelaire, Silvestre, mais aussi de Ronsard. Son catalogue d’environ cent cinquante numéros compte également une Symphonie en ut mineur (1898), la pantomime Hagoseida (1890), le ballet Le Réveil du faune (non daté), un Andante religioso « d’après un thème hébraïque » pour violoncelle et piano (1913). Le Cor fleuri, féerie lyrique en un acte, est créé le 10 mai 1904 à l’Opéra-Comique. Halphen est par ailleurs connu pour son soutien au développement de l’éducation musicale des enfants et pour son activité de mécénat, que lui permettent ses origines familiales : une mère appartenant à la famille des banquiers Stern, un père ingénieur et diamantaire (qui lui offre un Stradivarius pour le récompenser de son prix de Rome !). Pendant la Grande Guerre, il dirige la musique du 13e régiment d’infanterie territoriale. Atteint de diphtérie, il décède prématurément. Sa veuve respectera ses dernières volontés et créera une fondation destinée à aider les élèves compositeurs du Conservatoire.

    Article de presse -  1
  • Le Ménestrel, 28 juin 1896 [prix de Rome]
  • Document - 1
  • Lettres de Fernand Halphen à Martin-Pierre Marsick (2 lettres, 1891)