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MOREL, Virginie (1799-1869)

Virginie Morel, baronne du Verger.

Née à Metz d’une union illégitime, Virginie Morel, si on en croit ses rares notices biographiques, a découvert le clavier en autodidacte et, dès 12 ans, jouait « du piano d’une manière remarquable » (Biographie universelle des musiciens). Poussée par des admirateurs à tenter sa chance à Paris, elle entre au Conservatoire en juillet 1813 et s’y impose très vite. Lors de sa première inspection de l’élève, Méhul note « La plus douée pour devenir une grande pianiste ». Morel confirme en remportant le premier prix de piano l’année suivante puis en devenant répétitrice de la classe de Louis Adam en 1814 et 1815. Sa formation est complétée par des leçons particulières reçues de Reicha (pour l’harmonie), Clementi et Hummel. Au cours de la Restauration, elle trouve une place auprès de la duchesse du Berry – à laquelle elle donne des cours de piano – et fait publier ses premières partitions, notamment ses Trois Duettini pour piano et violon dédiés à la duchesse. Son mariage, orchestré par sa patronne en 1829 (avec une dote de 100 000 francs), l’éloigne durablement de la vie musicale parisienne : chef d’état-major de l’armée d’Afrique, son époux Leroy – à qui la cour accorde le titre de baron du Verger – la conduit à Alger pendant une dizaine d’années avant de terminer sa carrière militaire dans le Var. Mis à la retraite en 1847, il se retire avec sa femme dans son château de famille, à Seiches (près d’Angers). Virginie Morel y poursuit ses travaux d’enseignement et de composition, livrant essentiellement des œuvres pour son instrument de prédilection (dont des valses et huit études mélodiques). 

    Œuvre - 1
  • Huit Études mélodiques (Virginie Morel)
  • Thème - 1
  • Compositrices