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SERPETTE, Gaston (1846-1904)

Fils d’un industriel nantais, Gaston Serpette étudie le droit et devient avocat avant de se tourner vers la musique. Cette réorientation s’avère fructueuse : admis au Conservatoire de Paris dans les classe de Jules Duprato et d’Ambroise Thomas, il remporte, avant même d’avoir d’obtenu le moindre prix dans cette institution, le premier grand prix de Rome en 1871 avec sa cantate Jeanne d’Arc. Au grand regret de ses anciens professeurs et des membres de l’Institut qui l’avaient couronné, il se détourne des genres « sérieux » pendant son séjour à la villa Médicis pour se consacrer presque exclusivement à l’opérette. Sa prédilection pour ce genre oriente alors toute sa carrière : son catalogue comprend trente et une opérettes, créées aux Bouffes-Parisiens, aux Variétés ou aux Nouveautés entre 1874 et sa mort (La Branche cassée, Le Manoir de Pic-Tordu, Le Singe d’une nuit d’été, Les Demoiselles du Téléphone, La Dot de Brigitte, Madame le Diable, Shakespeare…). À ces productions s’ajoutent des pièces et des œuvres pour voix et piano qui connurent – elles aussi – un grand succès en leur temps ; notamment La Bouquetière (dont il est aussi parolier) en 1877 et La Mort des amants (sur un texte de Baudelaire) en 1879. Basé principalement à Paris, il quitte la capitale à quelques reprises : pour Londres, d’abord, où il occupe un temps un poste de chef d’orchestre ; pour l’Algérie, ensuite, où il se fait propriétaire de vignoble. Gaston Serpette sera également critique musical à la fin de sa vie, chroniquant, par exemple, la création de Pelléas et Mélisande de Debussy pour le journal Gil Blas.