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Genre – Le motet français à la fin du XIXe siècle

Après avoir connu son heure de gloire au début du XVIIIesiècle, le motet semble être passé de mode au XIXeet son nom, qui renvoyait à des formes spécifiques, est donné à tout morceau religieux écrit sur texte latin : il devient un genre mineur et d’usage « pratique », malgré une abondante production. Hormis les Te deum, destinés aux grandes célébrations, et jouissant d’une certaine notoriété, une prédilection émerge pour les motets brefs. Certains textes sont particulièrement prisés : les Pie Jesu, Ave verum, des parties du propre de la messe comme l’Agnus dei, ou les chants honorant la Vierge Marie, tels les Ave Maria, Salve regina ou Regina coeli abondent. Si, autour de 1850, le motet comme la musique sacrée est souvent plaisant, spectaculaire ou expressif, proche de la romance et du goût des salons, une évolution stylistique se dessine progressivement jusqu’à la fin du XIXesiècle, sous l’influence d’écoles spécialisées. L’école de Choron, la Schola cantorum puis l’École Niedermeyer introduisent un style « pur », marqué par l’écriture a cappella et la musique de la Renaissance. Cette nouvelle orientation s’accompagne d’un retour à la mode du motet, renouant avec une tradition ancienne jamais tout à fait perdue.