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Instruments à cordes – La contrebasse en France au XIXe siècle

Héritière naturelle des basses de violes de l’époque baroque, la contrebasse, telle que nous la rencontrons au XIXe siècle, est loin d’avoir atteint sa facture définitive. En effet, la décennie 1840 est marquée par un débat entre les partisans de la contrebasse à trois cordes (sol, , la) accordées en quintes et la contrebasse à quatre cordes (mi, la, , sol) accordées en quartes ; débat notamment visible dans la cantate de Berlioz, Le Cinq mai, qui emploie les deux modèles. Il est vrai que les compositeurs l’utilisent alors peu en dehors de son rôle de basse harmonique et pour ses effets dramatiques à l’opéra. En France, Achille Gouffé (1804-1874) fait peu à peu de la contrebasse un instrument de soliste en dehors de l’orchestre et la promeut auprès du public français. Il faut attendre de grands virtuoses, à l’instar de Giovanni Bettesini (1821-1889) surnommé le « Paganini de la contrebasse », le début du XXe siècle et des compositeurs tels que Stravinski (Le Chant du Rossignol, Pulcinella), Ravel (Rhapsodie espagnole), Darius Milhaud (Le Hulla) ou encore Arthur Honegger (Le Roi David) pour que la contrebasse s’émancipe et devienne pleinement soliste.