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Instruments à cordes – La harpe romantique

La harpe en France, au début du XIXsiècle, est un instrument très moderne, qui remplace le clavecin « baroque » et concurrence le pianoforte dans une recherche d’expressivité toute « classique ». Trois foyers d’activité vont donner l’occasion de nourrir un répertoire bientôt colossal dédié à cet instrument. Le développement des salons explique la propagation rapide de recueils de pièces plus ou moins compliquées et de romances destinées aux amateurs éclairés. La salle de concert est le lieu de rendez-vous des virtuoses internationaux qui se mettent en valeur dans des œuvres concertantes avec orchestre représentant le summum de la technicité alors concevable. Enfin, la harpe brille peu à peu dans les salles de spectacle : à l’Opéra, elle intervient dans les divertissements pour accompagner les ballets ; à l’Opéra-Comique, elle est employée directement sur la scène comme élément de décor, ou est mise en situation entre les mains d’une héroïne qui fait mine de s’accompagner. Entre ses différents rôles, la harpe cristallise les tentations d’un style musical qui se cherche encore et se trouvera bientôt : le premier romantisme n’est plus très loin.

    Images - 3
  • Henriette Renié
  • La classe de harpe d'Hasselmans au Conservatoire
  • Le salon de Madame Récamier à l'Abbaye-aux-bois (François-Louis Dejuinne)
  • Œuvres - 6
  • Andante et Scherzo op. 35 pour harpe et quatuor à cordes (Florent Schmitt)
  • Conte fantastique pour harpe et quatuor à cordes (André Caplet)
  • Danse sacrée et Danse profane (Claude Debussy)
  • Konzertstück pour harpe et orchestre en sol bémol majeur op. 39 (Gabriel Pierné)
  • Quintette pour flûte, violon, alto, violoncelle et harpe (Jean Cras)
  • Suite en duo pour flûte et harpe (Jean Cras)
  • Personne - 1
  • NADERMAN, François-Joseph (1781-1835)