Accueil / Thèmes / Lieux de musique – théâtre du Châtelet

Imprimer le contenu de la page

Lieux de musique – théâtre du Châtelet

Construit par Gabriel Davioud et inauguré en 1862, le Théâtre impérial du Châtelet fut conçu pour reloger le Théâtre du Cirque-Impérial, situé sur le boulevard du Temple et sacrifié par les travaux d’urbanisation du baron Haussmann. Afin d'augmenter le nombre de places et pour faciliter la vue de la scène, l’architecte conçut un plan demi-circulaire se terminant par deux tangentes normales à la scène. En outre, il supprima les avant-scènes et superposa trois amphithéâtres aux étages supérieurs. Il obtint ainsi 3000 places, faisant de ce théâtre la plus grande salle parisienne de l’époque. L’acoustique y était remarquable, grâce aux parquets, aux sièges en bois et à une coupole de verre, remplaçant l’habituel lustre. Ce théâtre qui, selon Hausmann, devait être, avant l’ouverture du palais Garnier, un témoin de l’architecture contemporaine, était doté des innovations techniques les plus avancées (ventilation, confort, éclairage, aménagements scéniques). Fixée par l’arrêté du 20 septembre 1862, le répertoire était le même que celui du Théâtre du Cirque : des pièces militaires, des fééries, des drames et des vaudevilles. La liberté des théâtres proclamée en 1864 ne modifia pas l’orientation du répertoire : le Théâtre du Châtelet continua à donner des œuvres à grand spectacle avec un luxe inégalé dans la mise en scène et les décors. Les drames historiques – signés A. Dumas, V. Sardou ou J. Vernes – ainsi que les adaptations de L’Assommoir et Germinal de Zola étaient accompagnés de musiques de scène de B. Godard, L. Vasseur, Gondesone, Renaud et Artus. À la fin du siècle, la salle devient également un temple du concert parisien en accueillant les Concerts-Colonne.

    Personne - 1
  • COLONNE, Édouard (1838-1910)
  • Thèmes - 2
  • Concert – Les sociétés de concert au XIXe siècle
  • Lieux de musique – Lieux de concert parisiens