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Musique de chambre – La musique de chambre dans la seconde moitié du XIXe siècle

Considérée d’essence classique et savante, la musique de chambre reste, dans la seconde moitié du XIXe siècle, le domaine de la raison. Le recul amorcé de l’opéra italien et de la musique à programme berlozienne favorise le retour à la composition de musique pure, à l’image de la poésie et de la peinture. La programmation des grands maîtres allemands (Beethoven, Haydn, Mozart, Mendelssohn et Schumann) lors des concerts diminue peu, même après la défaite de 1870, et cela malgré la création de la Société nationale de musique par Saint-Saëns et Bussine dont la devise, « Ars Gallica », affirme la promotion du répertoire français. Cette dernière impulsion favorise la composition pour ce genre, et démontre l’envie de créer une musique de chambre au style français caractérisé. Bien qu’influencés par l’esthétique germanique, Saint-Saëns, Fauré, Franck, d’Indy, puis leurs élèves, Ravel, Schmitt ou Koechlin s’en éloignent progressivement pour forger un style résolument original, allant du chromatisme de Franck et de l’influence populaire, aux enharmonies de Fauré et aux mélodies modales d’un Debussy.