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Lalla-Roukh (Carré & Lucas / David)

Data

1862.5.12

Testo

Aujourd’hui largement oublié, Lalla-Roukh fut créé à l’Opéra-Comique le 12 mai 1862 où il  connut un très grand succès et fut régulièrement redonné jusqu’à la fin du XIXe siècle. Plusieurs morceaux connurent une fortune particulière et furent fréquemment exécutés séparément du reste de l’ouvrage, notamment « Sous le feuillage sombre », « Ô nuit d’amour » ou encore le duo « Loin du bruit, loin du monde ». L’opéra met en scène la rencontre et l’amour idéal de Noureddin (ténor), roi de Samarcande, et de Lalla-Roukh (soprano), princesse promise à ce dernier. Désireux d’être aimé pour lui-même, Noureddin entreprend de se faire connaître de Lalla-Roukh lors du voyage qui doit la conduire vers lui, sous les traits d’un poète-musicien. Le roi séduit la princesse par ses chants nocturnes et lorsque cette dernière arrive dans son palais, elle a la joie de retrouver celui qu’elle s’était mise à aimer. À l’instar des Mélodies orientales (1836) ou du Désert (1844) de David, Lalla-Roukh relève d’une inspiration orientaliste, mais qui rompt toutefois avec la quête d’authenticité manifeste de ces deux premiers ouvrages. L’orchestration minutieuse contribue à l’évocation subtile d’un Orient imaginaire. Si les ensembles réunissant les personnages secondaires de Mirza et Baskir, suivants de la princesse, ancrent l’ouvrage dans la tradition de l’opéra « bouffe », Lalla-Roukh témoigne aussi d’un infléchissement du genre de l’opéra-comique vers davantage de lyrisme, caractéristique des compositions de Gounod à la même période ainsi que des œuvres lyriques de Bizet comme Les Pêcheurs de perles (1863) ou Djamileh (1872).