BRU ZANE MEDIABASE
Ressources numériques autour de la musique romantique française

VACCAI, Nicola (1790-1848)

D’abord attiré par la poésie, Nicola Vaccai découvre sa vocation musicale à dix-sept ans grâce à l’enseignement de Giuseppe Janacconi, puis en se perfectionnant à l’Académie Sainte-Cécile de Rome. Il approfondit son apprentissage avec Giovanni Paisiello à Naples, où il fait jouer des pièces religieuses et I Solitari di Scozia (1815), son premier opéra. Vaccai tente sa chance à Venise, mais Malvina (1816) chute, et Il lupo di Ostenda (1818) est considéré comme une imitation de Rossini – le musicien se fait toutefois une réputation de professeur de chant dans la haute société  vénitienne. Il voyage ensuite à Trieste, Vienne, Parme et jouit de son plus grand succès avec Giulietta e Romeo à Milan (1825). Situé entre Rossini et Verdi, Vaccai est en concurrence avec Donizetti et Bellini. De ce dernier, I Capuleti e i Montecchi  éclipse sa propre adaptation du drame de Shakespeare, même si à Paris, la cantatrice Maria Malibran insère l’avant-dernière scène de Giulietta e Romeo dans l’ouvrage de Bellini (l’option sera parfois encore choisie au XX e siècle). En 1830, Vaccai passe par Paris (il y enseigne le chant), puis s’installe à Londres où ses pièces de salons rencontrent un certain succès. Il publie alors l’ouvrage Metodo pratico di canto italiano da camera (1833), toujours très utilisé de nos jours dans la pédagogie du chant. Malgré l’échec de Giovanna Gray (1836) à Milan, Vaccai devient responsable des disciplines vocales du conservatoire de la ville entre 1838 et 1843. Sa carrière de compositeur lyrique s’achève en 1845 à Rome avec Virginia , son dix-septième opéra.