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Quatuor à cordes en ré majeur op. 13 no 2

Compositeur(s) / Compositrice(s) :
Date :
Formation musicale :
Instrument(s) :

Allegro ma non troppo – Minuetto : Allegro molto – Andante con variazioni – Allegro moderato

Auguste de Sayve, appartient à cette génération française de la première moitié du XIXe siècle qui cultive la musique de chambre dans la continuité du classicisme viennois tout en l’irriguant d’une sensibilité romantique naissante. Personnage peut-être davantage salué pour ses récits de voyages que pour sa musique, Sayve n’en laisse pas moins un corpus chambriste de qualité, dont un ensemble de quatuors publiés à Paris sous l’opus 13. Le second est dédié à Jules de Sayve – témoin de la perpétuation d’une pratique de la musique de chambre dans le domaine familial et au sein de cercles d’amateurs. La tonalité de majeur, sert ici une écriture claire et équilibrée : le premier violon n’y trône pas en soliste, mais dialogue constamment avec ses partenaires, soutenu par une basse agile et un alto souvent mis à contribution pour la couleur. La forme générale suit le modèle classique en quatre volets, mais la rhétorique est déjà celle du XIXe siècle : carrures souples, transitions expressives, modulations parfois aventureuses, goût pour les cantabiles soutenus et les textures « à l’italienne ». On y perçoit l’héritage d’Haydn et de Mozart, filtré par l’ère post-beethovénienne, avec çà et là des procédés d’imitation et de contrepoint (chers à Sayve dans le no 1 du même opus) qui structurent le discours sans l’alourdir. Ce quatuor rappelle combien la scène française, durant la monarchie de Juillet, a porté un véritable goût pour la musique de chambre : art de salon au sens noble, fait de conversation instrumentale, d’élégance mélodique et d’énergie contrôlée. 

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