Quintette à deux violoncelles en fa mineur no 25 op. 61
Allegro espressivo e moderato – Scherzo. Vivace – Adagio cantabile – Finale. Allegretto
Écrit en 1839 et publié à Paris chez Schlesinger l’année suivante, le Quintette à deux violoncelles en fa mineur nº 25 op. 61 s’insère au cœur du vaste cycle de quintettes d’Onslow. La formation – deux violons, alto et deux violoncelles, avec possibilité de substituer une contrebasse au second violoncelle – reflète l’intérêt constant du compositeur pour la couleur des registres graves et pour une polyphonie clairement répartie. Dédiée au virtuose Adrien-François Servais, l’œuvre donne au violoncelle une place choisie tout en maintenant l’équilibre d’ensemble. Un Allegro espressivo initial pose un motif nerveux que les voix intérieures relaient et transforment cependant que la tonalité de fa mineur dévoile tout son relief dramatique. Un Scherzo, fidèle au modèle mendelssohnien, précède l’Adagio cantabile, cœur expressif de l’œuvre, construit sur une ligne chantante souple, souvent confiée au premier violoncelle ou au violon, que soutiennent des tenues discrètes et des appoggiatures mesurées. Le Finale adopte quant à lui une allure plus circulaire et travaille l’entrecroisement des pupitres, dans l’esprit de la libre conversation, menant la tension par le parcours harmonique jusqu’à une fermeture concise et mesurée. À travers ce quintette, Onslow affirme une esthétique qui conjugue héritage viennois et sens français de la clarté : architecture sûre, contrepoint lisible, lyrisme tenu. La densité du grave n’y alourdit jamais la matière harmonique ; elle en devient le ressort expressif, au service d’un authentique esprit de musique de chambre.
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date de publication : 30/12/25
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