Aller au contenu principal

Quintette avec piano en si mineur op. 70

Compositeur(s) / Compositrice(s) :
Date :
Formation musicale :

Allegro gradioso e non troppo presto – Andantino cantabile – Finale. Allegretto molto moderato

Composé en 1846 et publié chez Kistner l’année suivante, le Quintette avec piano en si mineur op. 70 de George Onslow appartient à la pleine maturité d’un musicien que ses contemporains estimaient au plus haut point, ainsi qu’en témoigne Berlioz assurant en 1829 que « depuis la mort de Beethoven, [il tenait] le sceptre de la musique instrumentale ». Rare français à avoir consacré l’essentiel de sa production à la musique de chambre, le compositeur choisit ici l’effectif dit « de la Truite » : piano, violon, alto, violoncelle et contrebasse, dont la présence, plutôt qu’un second violoncelle, fonce la pâte sonore et élargit le spectre grave. La partition se déploie en trois mouvements selon l’architecture classique : élan initial teinté de dramatisme, cantabile central et finale allégé, mais fermement architecturé. Dans l’Allegro grandioso, Onslow traite le piano en partenaire plutôt qu’en soliste concertant : accords et traits servent le propos sans écraser le quatuor à cordes, qui assure l’assise harmonique et bien souvent l’énoncé des thématiques. L’Andantino, quant à lui, installe un chant souple dont la simplicité prosodique n’exclut pas de subtiles expansions harmoniques. C’est là que toutes les influences classiques viennoises de l’auteur s’entendent le plus. Le Finale renoue avec la tonicité du premier mouvement : périodicité nette, esprit de conversation, coda resserrée qui referme le cycle sans grandiloquence. L’opus 70 inaugure ainsi un petit groupe de quintettes avec piano, témoignant de son classicisme assumé et d’un discours aisément et profondément chambriste.

Liens utiles