José-Maria
Opéra-comique en 3 actes créé à l'Opéra-Comique le 16 juillet 1866.
Plus connu pour sa fortune que pour ses ouvrages, Jules Cohen est déjà l’auteur de musiques de scène (Athalie, Esther) et de deux opéras (Maître Claude, Les Bleuets) lorsqu’il entreprend la composition de José-Maria. Ses librettistes, Eugène Cormon et Henri Meilhac troussent un scénario fort bien ficelé : au Mexique, un jeune hidalgo nommé Don Carlos emprunte l’apparence d’un brigand imaginaire, José-Maria, pour mieux servir ses plans. Il dépouille alors sa maîtresse, Diane Armero qui, devenue pauvre, se voit libérée de son engagement envers Don Fabio, plus intéressé par la dot que par l’épouse. Le tour est joué ! Pourtant, le livret sera l’objet de vives critiques, quand, à l’inverse, certains y verront une manière nouvelle, capable de sortir des rengaines du genre de l’opéra-comique. La partition reçoit un accueil plus unanime, on salue sa solidité et l’on loue l’aisance du mélodiste autant que de l’orchestrateur. La distribution de la création sert admirablement l’ouvrage. Moins de dix ans avant Carmen, Galli-Marié (Diane Armero) se distingue pour le naturel de son jeu et impose son air du Ier acte, « J’ai vingt ans », enlevé et gracieux. Bélia (Nisa) et Ponchard (Dinero) forment un brillant duo comique (IIe acte), quand Melchissédec (Don Fabio) poursuit des débuts très remarqués et emporte le public dès le Ier acte, dans son air avec chœur, « Vive l’ivresse du jeu ». Dans le rôle de Don Carlos, Montaubry remporte un vif succès et sa romance du Ier acte, « Ce matin, un heureux présage », est bissée à chaque représentation. La mise en scène, notamment les décors du salon mexicain au IIe acte, marquent durablement les esprits.
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data di pubblicazione : 03/02/25
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