Poème d'octobre
Recueil de mélodies dédié à Ernest Herbert. 1878
Prélude – 1. Automne – 2. Les marroniers – 3. Qu'importe que l'hiver – 4. Roses d'octobre – 5. Pareils à des oiseaux
Massenet compose Poème d’octobre en 1877 sur des poèmes de Paul Collin, spécialement rédigés pour le compositeur dans le sillage du Poème d’avril (1866-1868) d’Armand Silvestre. Collin lui écrit à la même époque le texte de la cantate Narcisse. Plus retenu dans son expression, Poème d’octobre correspond davantage à l’esprit de la mélodie française par la relative planéité des lignes vocales. Une certaine pudeur ressort dès la première mélodie où des anaphores imprègnent le discours d’une vague mélancolie tandis que le piano égrène des arpèges. La deuxième mélodie contraste par son caractère piuttosto lento, dolore e calmato exacerbé par le chromatisme du piano et le recueillement des vers. Une éclaircie caractérise la mélodie suivante où une envolée lyrique commencée au piano est prolongée par la voix. Massenet se serait-il souvenu de la langueur des portraits féminins d’Ernest Hébert, dédicataire du cycle ? Cette rose « non flétrie […] encor tout en fleur » n’est pas sans évoquer son tableau d’inspiration préraphaélite, Ophélie (1876). La mélodie suivante diffère par son envolée lyrique qui laisse désormais place à un passage serein en mi bémol majeur « […] où ri[t] l’azur frais et clair » de « tièdes matinées ». Publiées en 1878 chez Hartmann, ces mélodies semblent créées par le baryton Léonce Valdec la même année en avril aux salons Pleyel. Dix ans plus tard, Tchaïkovski met à son tour en musique le poème « Qu’importe le vent » dans ses Six mélodies op. 65.
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data di pubblicazione : 09/01/25
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