Poème élégiaque
Pièce pour violoncelle et piano ou orchestre.
Composé à Porz-Gwenn en septembre 1923 et publié l’année suivante chez Durand sous le numéro d’op. 32, le Poème élégiaque appartient à un moment où Rhené-Baton est déjà solidement installé dans la vie orchestrale française. Après ses débuts à l’Opéra-Comique, il dirige alors les Concerts Pasdeloup, dont il devient le premier chef permanent de 1919 à 1933, expérience qui explique la sûreté avec laquelle il traite ici l’orchestre. L’édition de 1924 circule d’emblée dans la version violoncelle et orchestre et sa réduction violoncelle et piano, portant une dédicace destinée à la violoncelliste Marguérite Caponsacchi-Jeisler, premier prix du Conservatoire de Paris en 1904. Le voisinage de l’œuvre inscrit le Poème élégiaque après la Sonate pour violoncelle op. 28, composée à l’été 1922 et après le Trio avec piano op. 31 de 1923. Il est immédiatement suivi par Pour les funérailles d’un marin breton op. 33, également daté de 1923. Cette succession montre qu’au début des années 1920 Rhené-Baton revient avec insistance vers des formes resserrées, vers le violoncelle, et vers des titres où dominent l’idée de méditation, d’élégie ou de cérémonie funèbre. Le Poème élégiaque s’insère dans un petit noyau d’œuvres où l’expression se concentre et se déploie moins par contraste spectaculaire que par continuité intérieure. Moins une page de virtuosité qu’un poème recueilli, à la lisière de la pièce de concert et d’un poème symphonique de l’intime, cette œuvre prend sa juste place dans un catalogue où les références à la Bretagne restent récurrentes, du Pardon de Rumengol aux Chansons bretonnes.
Permalink
data di pubblicazione : 27/03/26
Effettuare una ricerca