Musicien & pianiste européen, Amédée Méreaux, son œuvre & son temps
Colloque dirigé par Joann Élart & Frédéric Guérin, organisé par l’université de Rouen Normandie & le Groupe de Recherches d’Histoire, en partenariat avec le Conservatoire à Rayonnement Régional de Rouen, le Palazzetto Bru Zane – Centre de Musique Romantique Française et l’Académie des Sciences, Belles-lettres & Arts de Rouen.
Qui se souvient aujourd’hui d’Amédée Méreaux ? L’homme et le musicien n’ont certes pas totalement disparu de la mémoire de Rouen, où une petite rue éloignée du centre-ville porte encore aujourd’hui son nom. Néanmoins, cet artiste n’évoque aujourd’hui plus grand chose. Pourtant, Amédée Méreaux (1802-1874) est une personnalité importante du monde musical à l’époque de Berlioz. Rouennais, Méreaux ne l’est que d’adoption : né et formé à Paris et issu d’une famille de musiciens, Méreaux s’installe à Rouen en 1832 après plusieurs tournées françaises et européennes. Le pianiste-concertiste croise à Londres le chemin de la Malibran ou de Chopin. Le compositeur et arrangeur voisine avec les grands noms du temps (Auber, Boieldieu, Berlioz, Liszt, Meyerbeer, Rossini ou Thomas) et montre un intérêt précoce pour Wagner. L’organisateur de concerts joue un rôle intéressant dans la redécouverte de la musique ancienne, en organisant des concerts historiques entre 1840 et 1844, et en dirigeant la collection Les Clavecinistes dans les années 1860. Le pédagogue aux nombreux élèves signe un recueil de soixante études pour piano, adopté par l’Institut, le Conservatoire de Paris et le conservatoire de Bruxelles. Proche de Flaubert, il préside l’Académie des sciences, belles lettres et arts de cette ville (1865) et pilote le concours orphéonique régional de Rouen à l’époque où il est décoré de la Légion d’honneur (1868). Enfin, Méreaux dirige la chronique musicale au Journal de Rouen à partir de 1841, et ce jusqu’à sa mort, tout en collaborant au Ménestrel et au Moniteur universel.
Programme
Associations, filiations
Hervé Audéon – Amédée Méreaux et l’Association des artistes musiciens
Étienne Jardin – “Élève de” : Méreau et les filiations pédagogiques
Au concert
Joann Élart – Un virtuose à Rouen : Méreaux et les concerts de musique vocale et instrumentale
Frédéric Guérin et les étudiants de L2 du département de musicologie de l’université de Rouen Normandie Cyrielle Brochard, Maxime Coquisart, Capucine Mortreux, Quentin Mourgues, Quentin Romet, Mathieu Sta – Méreaux dans le portail Dezède : critique et concerts historiques
Compositions
Christian Lorandin – Les Études opus 63 d’Amédée Méreaux, une somme de toutes les difficultés pianistiques ?
Mark Everist – « Un caractère tout à fait classique » : les transcriptions d’Amédée Méreaux et la dette envers le passé
Critique musicale
Frédéric Guérin – Voir et entendre au théâtre des Arts de Rouen : Méreaux et le paysage théâtral de son temps
Patrick Taïeb – De la “forte chanteuse” à la “mezzo soprano” : le point de vue de Méreaux sur la définition des emplois en son temps
Sabine Le Hir – Amédée Méreaux et la question wagnérienne : une position originale entre avant-gardisme et conservatism
Regards vers le passé
Maxime Maugé-Renaünt – « Le beau est la splendeur du vrai » : philosophie et connaissance de la musique dans les écrits d’Amédée Méreaux (1802-1874)
Benjamin Frouin – Deux éditions que tout oppose ? Les Clavecinistes d’Amédée Méreaux face au Trésor des pianistes de Louise et Aristide Farrenc
Personnes en lien
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date de publication : 31/12/25