Opérette, chanson, humour : La Jeune Fille au trombone d’Hervé mise en perspective
Dans un article publié en 1880 et reconnu pour être le manifeste du “fumisme”, le musicien Georges Fragerolle désigne l’opérette comme une des sources les plus fécondes où s’abreuve l’esprit fumiste régnant à l’époque des Hydropathes et du Chat noir (fondé en 1881).
Le Fumisme est à l’esprit ce que l’opérette est à l’opéra-bouffe, la charge à la caricature, le pruneau à l’eau d’Hunyadi-Janos. Celui qui signe ces lignes est particulièrement satisfait de cette dernière comparaison. Qu’y a-t-il en somme de plus profondément fumiste que le pruneau qui se présentant sous les dehors les plus bénévoles renferme dans ses entrailles des révoltes inattendues ?
En laissant de côté l’allusion scatologique sur les différents types de purgatifs (on reviendra sur le pruneau), je voudrais me concentrer sur cette relation entre l’opérette et les “commencements du rire moderne” (pour citer le livre de Daniel Grojnowski). Il me paraît que c’est dans cette perspective large, tant d’un point de vue chronologique que typologique, qu’il faut placer l’émergence de cet “esprit fumiste” dont l’humour, poussé jusqu’à l’absurde, reste bien dissimulé derrière une légèreté apparente.
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date de publication : 26/10/25